Depuis un petit moment, amis décérébrés, vous aurez constaté, vous qui comme moi vous employez à dégager du temps de cerveau pour le mettre à l'entière disponibilité des vendeurs de sodas, qu'une étrange jeune femme occupe lourdement nos pauses gavage.
Cette demoiselle, élégamment vêtue d'un sac blanc à pois verts (sûrement le même tailleur que Mireille Mathieu), s'est fait une spécialité de la sale tuile, de la bonne grosse mauvaise nouvelle.
Cette salo ... cette charmante personne n'apparaît que sous certaines conditions, pas les plus réjouissantes, et la voir dans son champ de vision doit certainement faire le même effet qu'observer un charognard volant au-dessus d'un champ de bataille, ou de voir passer les 7 cavaliers de l'apocalypse devant sa fenêtre (chériii, ferme y a un courant d'air).
En plus, elle est fourbe. C'est vrai, « Cerise », comme prénom, c'est plutôt mignon, tout en rondeurs, en couleurs, on pense à l'été, à la campagne, aux joies de la cueillette ...
Eh ben pas là.
Ici, « Cerise », ça évoque plutôt le gamin, monté dans le cerisier, qui se casse la gueule et finit aux urgences. Ou la mamie morte en s'étouffant avec un noyau. Ou encore l'arbre qui a entièrement aplati la maison lors de la dernière tempête.
Parce qu'il faut qu'on le sait (oh, la belle ablation du subjonctif !), Cerise est un boulet (en plus ça rime) !
Un énooorme boulet au pays du sourire.
Sourire du père super content de marier sa fille à un ptit gars sympa qui va l'abandonner avec ses gosses.
Sourire de l'employé ravi de se faire lourder avec pertes et fracas.
Sourire du type qui se fait détruire son véhicule automobile et en saute de joie (de toute façon, au prix du fuel).
Sourire du péquin qui se fait arracher les bras par un motoculteur, mais qui veut bien travailler quand même, avec les doigts de pieds.
Eh oui, parce que Cerise, c'est la petite fille de Séraphin Lampion, et comme son grand-papa tintinabullesque, lourdingue, con, chiant et qui s'incruste, elle vend des assurances.
Alors que ce soit bien clair, la prochaine greluche à robe blanche et pois verts qui se pointe à un moment où PaCa fait du bricolage, ou bien s'il apprend à conduire, ou encore à l'instant où il monte un objet encombrant dans les escaliers ... je signe.
1- Arrêter de regarder Gilmore Girls (j'adooooore) en revenant du boulot et réviser plus sérieusement pour mes partiels de juin
Logan et Jess devraient baiser ensemble plutôt que de se battre pour cette godiche de Rory ,,,dès que c'est fini, je révise
2- Ne pas traverser le week-end avec un taux moyen de 2 g d'alcool dans le sang et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
combien monsieur l'agent, 4 g, vous êtes sûr ? Pourtant je retournais réviser, j'vous jure
3- Ne pas passer mon samedi à chercher avec le chéri et la famille Q un sex toy rose pour l'anniversaire d'Agla et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
J'te jure Agla, on t'avait acheté un super cadeau, mais on l'a gard ... on nous l'a volé ... hein, quoi mes révisions ?
4- Arrêter de m'abrutir devant la Nouvelle Star et les interventions présidentielles et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
PaCa, c'est quoi le n° de Sarkozy pour l'éliminer ce soir à la Nouvelle Star ? Ouiiiiiii, après j'vais réviser
5- Ne pas attendre les vacances de mai pour se dire qu'il sera toujours temps après de réviser mes partiels de juin
Putain, ce soir c'est les vacances, yessssss, j'vais pouvoir euuh, ouais réviser, je cherchais le mot
1- Arrêter de regarder Gilmore Girls (j'adooooore) en revenant du boulot et réviser plus sérieusement pour mes partiels de juin
2- Ne pas traverser le week-end avec un taux moyen de 2 g d'alcool dans le sang et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
3- Ne pas passer mon samedi à chercher avec le chéri et la famille Q un sex toy rose pour l'anniversaire d'Agla et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
4- Arrêter de m'abrutir devant la Nouvelle Star et les interventions présidentielles et réviser plus sérieusement mes partiels de juin
5- Ne pas attendre les vacances de mai pour se dire qu'il sera toujours temps après de réviser mes partiels de juin
1- Ooooh, ben t'as des ptits yeux
2- T'es fatigué non ?
3- Vous n'avez pas l'air bien, vous êtes enrhumé ?
Alors je tiens à dire ceci : je me couche à 22h ces jours ci, je mange de la soupe le soir, avec une petite verveine, je me tartine de 6 kg de crème anti-rides le matin, je fais un peu de sport 2 fois par semaine
ET JE VOUS EMMERDE !
A mon cravail que j'ai, chaque jour est propice aux plus facétieuses facéties, mes collègues rivalisent d'inventivité pour rendre le quotidien moins quotidien, la hiérarchie s'attache à se faire douce et légère, les sourires fleurissent, le stress disparaît et le temps file comme un éclair, hop, c'est déjà l'heure de partir.
Naaaan, j'déconne, Dieu merci la réalité ne ressemble pas à ce cauchemar, la réalité est réaliste, la réalité est chiante, la réalité elle t'emmerde, pov'con.
Mes collègues font une poussée de stress dès qu'un stylo tombe par terre. La hiérarchie signe, contresigne, paraphe et vise la moindre note interne appelant à l'économie de nos moyens très limités 1 seul crayon de papier par agent par semestre s'il vous plaît merci.
L'hôtel des Trois Faisans, comme j'ai surnommé ma vénérable maison en référence à une référence (c'est une chanson, le premier qui trouve, PaCa lui répare sa porte de frigo), s'est fait une spécialité de réfléchir très fort très fort quand un problème se pose, de mettre toutes les solutions sur la table, de choisir la plus mauvaise, de la merdifier encore plus pour que ça vire à la catastrophe, de créer des équipes de suivi pour accompagner la débâcle, lesquelles équipes prennent en général le parti de perdre le problème et sa solution dans un labyrinthe administratif complexe et mortel, et hop, deux générations plus tard il n'y paraît plus.
Ainsi, depuis plusieurs mois, on prépare une grosse opération avec l'aide d'un prestataire extérieur.
On a lancé un appel d'offres auprès de plusieurs entreprises spécialisées. L'une d'entre elles a remporté le marché. Le choix n'a pas posé de problème, tout le monde était d'accord. Et ça, déjà, c'est louche. La dernière fois, pour une opération similaire mais beaucoup moins lourde, tout le monde aussi était d'accord sur l'entreprise choisie. Résultat, entre temps elle a eu un client plus important et nous a plus ou moins lâchés sans vraiment l'avouer, s'est plantée sur plein de trucs, en a foutu d'autres en l'air, et l'opération concernée est dans un stand-by qui ressemble à s'y méprendre à une mort cérébrale.
Pour l'opération présente, pendant 1 an et demi, 4 personnes vont effectuer dans nos locaux, tous les jours de la semaine, à plein temps, un travail préparatoire lourd, minutieux, demandant beaucoup de concentration et d'attention. Parmi ces 4 personnes, l'une a un handicap physique l'empêchant de faire la moitié de son travail et un handicap mental l'empêchant de se concentrer très longtemps. 2 ont passé la première journée à se disputer pour savoir si elles prenaient leur pause en une seule fois ou bien en 2 demi pauses. La dernière n'est pas revenue le 2e jour.
La personne de mon service choisie pour chapeauter cette petite équipe ne descend jamais au-dessous du 35 de tension, fait un début d'infarctus dès que le téléphone sonne, n'a pas pas besoin de plus d'un demi dé à coudre d'eau pour se noyer et part à la retraite dans 6 mois, alors que l'opération dure 18 mois et a besoin de quelqu'un qui la suive de bout en bout.
La chef de service a envoyé un mail à tout le monde pour dire qu'il y avait des intrus dans la maison, qu'il ne fallait pas qu'ils se baladent dans les couloirs, qu'on ne devait pas passer dans leur salle de travail, on est à 2 doigts du ghetto de Varsovie, on va bien s'amuser pendant 18 mois.
A mon avis, on devrait retrouver le cadavre de cette opération vers 2045.
M'en fous, avec un peu de chance, en juin je ne serai plus à l'hôtel des Trois Faisans.
Aperçue sur la couverture d'un Marianne l'expression « Ayatollahs gays », illustrant un dossier consacré à ces horribles minorités imposant leur loi à une majorité supposée silencieuse et violentée.
Or, je m'interroge : qu'est ce que Marianne a voulu entendre en accolant les mots « ayatollahs » et « gays » ?
Premier réflexe, le dico : qui nous dit qu'ayatollah est un des titres les plus élevés décerné à un membre du clergé chiite. Contrairement aux autres branches de l'Islam, le clergé chiite est très hiérarchisé. Les ayatollahs en sont les chefs et les docteurs et ils sont considérés comme des experts de l'Islm dans les domaines de la jurisprudence, de l'éthique, de la philosophie ou du mysticisme. Ils enseignent la plupart du temps dans les écoles islamiques.
Est-ce à dire que, d'après ce magazine, une part non négligeable d'ayatollahs seraient gays et pratiqueraient la polygamie en ayant plusieurs maris voilés ?
Ou bien, on sous-entend qu'un certain nombre de gays fairaient des études islamiques pour devenir ayatollahs (dans le but de vivre avec des garçons voilés ?)
Ou alors, mais je n'ose y croire, Marianne utilise le mot « ayatollah » dans ce sens courant sous nos lattitudes d' « extrémiste islamiste fondamentaliste dangereux terroriste ».
Alors pourquoi l'accoler à gay ?
je suis surement mal informé, car il ne me semble pas avoir jamais rencontré de propagande gay appelant à la conversion ou l'extemination des hétérosexuels, au djihad homosexuel, à l'oppression des femmes, ou lançant des fatwas contre les dégénérés bisexuels qui trahissent la cause.
J'ai dû passer à côté.
Dans un moment fugace de nihilisme depressif, j'ai pensé que Marianne faisait de la surenchère idiomatique pas bien intelligente, mais c'est passé, je vais mieux maintenant, merci.
Il me semble que c'est assez à la mode en ce moment de manipuler les mots et les concepts.
C'est comme ça qu'on voit fleurir de charmantes expressions comme « nazis juifs », « droit-de-l'hommistes liberticides », « laïcards intégristes » ou "usagers pris en otage".
Loin de moi l'idée de cautionner certains agissements du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens, les excès de quelques laïcards ou même parfois un certain sectarisme gay, mais cette façon de faire des amalgames malsains me sort par les trous de nez.
voilà !
Bon, la prochaine fois je fais un laïus très engagé contre la guerre dans le monde, celui que j'ai prononcé quand je me suis présenté à l'élection de Miss Moufette-les-Poilons.